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  Les méthodes contraceptives de type traditionnel: avantages et inconvénients
 

THEME :

 

LES METHODES CONTRACEPTIVES DE TYPE TRADITIONNEL : AVANTAGES ET INCONVENIENTS



PLAN A SUIVRE

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

I- Les méthodes contraceptives de type traditionnel

 

A-   Définition

 

B- Les différentes méthodes contraceptives de type traditionnel et leurs utilisations respectives

 

 

 

II- Avantages et inconvénients des méthodes contraceptives traditionnelles

 

A- Avantages des méthodes contraceptives traditionnelles

 

B- Inconvénients des méthodes contraceptives traditionnelles

 

 

 

CONCLUSION

 
SOURCES

 




INTRODUCTION
 

Ce n’est plus un secret pour personne, la population du monde s’accroît de manière vertigineuse. En effet, d’après l’ONU (UNFPA) et l'Institut National d'Etudes Démographiques (Ined), la population mondiale est projetée pour arriver à 9.2 milliard de personnes par 2050, c'est 2.5 milliard plus qu'en 2007. Mais cette croissance constitue un frein au développement au-delà d'un certain seuil et a pour corollaire la pénurie des matières premières et des ressources énergétiques, la pollution, la pauvreté, les problèmes sociaux, etc.

 
 
 

Il urge donc de mettre fin à la croissance ou bien de la réguler si l'on veut sauver le système mondial d’un effondrement prochain. Pour ce faire, un ensemble de méthodes empêchant la reproduction fut créé sous l’appellation de ’’méthodes contraceptives’’. Il s’agit des procédés utilisés dans le but d’espacer les naissances et les commander.

 
 
 

Pour beaucoup, commander les naissances, cela semble une question récente et moderne. Certains disent même : « Toutes ces choses là nous viennent d’ailleurs. Ce sont des affaires des blancs ». Pourtant, est-ce que nos ancêtres ne connaissaient pas déjà, beaucoup de choses à ce sujet ? N’avaient-t-ils pas utilisé diverses moyens propre à leur époque pour planifier les naissances. Et qu’elles étaient les risques encourus.

 

Telles sont les interrogations que nous essayeront de prendre en compte dans notre dossier.

 
 

I-                Les méthodes de contraception traditionnelle

Définition
 

Le terme contraception a pour origine :

 

•      contra : contre

 

•      (con)ception, du latin conceptio, de concipere : concevoir : formation d'un nouvel être.

 

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la définit comme « l'utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter ». Elle est donc l’action, ou le fait d’empêcher la conception, la grossesse, d’y mettre volontairement obstacle par des méthodes anti-conceptuelles.

 

Cet objectif parcourait les esprits depuis la nuit des temps. En effet, nos grands-mères voulaient pouvoir décider de façon sécuritaire combien d'enfants elles auraient et quand elles les auraient. C’est dire donc que la contraception est aussi vielle que le monde. Quelle chronologie à telle donc suivie jusqu’à notre ère et comment s’employaient les méthodes d’autrefois.

 

 

B-    Les différentes méthodes contraceptives de type traditionnel et leurs utilisations respectives
 


On ne saurait commencer sans nous intéressons d’abord à la contraception au fil des époques. Ainsi, bien avant la panoplie de méthodes sécuritaires dont nous disposons aujourd’hui pour contrôler les naissances, existaient de manœuvres douteuses, d’incantations, etc.  Autres époques, autres mœurs…

 

 
La Préhistoire

 

Déjà à l'âge de pierre, plusieurs femmes connaissent les propriétés des plantes stérilisantes dont celle qui ne voulais pas enfanter doivent boire un mélange fabriqué à partir de ces plantes. Cette mixture peut provoquer un avortement dans les premiers jours de son utilisation. Vers la fin de l'ère paléolithique, le rôle de l'homme pendant le coït demeure inconnu, c'est donc pour cette raison que les plantes contraceptives doivent agir sur la femme. Elles buvaient du thé préparé à base des différents types de racines, d’herbes, de l’infusion de la poudre de fusil, l écume provenant de la bouche du chameau, l’eau utilisé pour le nettoyage des cadavres et les poisons mortels tels que : l’arsenic. Elles mangeaient les grains de la plante de l’huile castor ou les abeilles mortes.

 
 
 

L’Égypte ancienne

 

Exsudat d'un acacia
La méthode la plus courante à cette époque consiste à introduire au fond du vagin une plaquette faite d'excréments séchés de crocodile ou des excréments d'éléphant, plus acides que ceux du crocodile. Ce sont les explorations telles que la trace d'une recette contraceptive, composée d'excréments de crocodile, de natron, de miel et de gomme arabique ou  d’acacia qui authentifient ces faits. Les physiologistes modernes ont montré que la fermentation cette gomme produit de l’acide lactique, inhibiteur de la migration des spermatozoïdes vers les trompes.

 

D'autres techniques sont aussi proposées, comme les potions à base d'huile d'olive, de vin, d'ail et de fenouil que la femme doit utiliser après le coït au moment de sa douche.

 
 
 

L’Antiquité grecque

 

Les femmes de cette époque utilisent des pessaires (petits tampons fabriqués avec de la vieille toile) faits de figue, de cèdre, de carbonate de soude et de miel. Ces ancêtres du stérilet sont souvent utilisées par les femmes soumises à l'esclavage, par celles vivant en concubinage et par les prostituées. Ils étaient supposés jouer le rôle de barrière et aussi bien de spermicides. Cela consistait à insérer dans le vagin ou sur le col utérin, juste avant le coït, du coton ou un petit torchon, imbibé de piment, du miel, de sel d’alun, du vinaigre, de l’huile de cèdre ou de céruse mêlée à de la cire de myrte liquide ou d'alun. D’autres barrières sont considérées d’invisible au niveau des Africains. En effet, un barrage invisible serait créé dans le vagin d’une adolescente si celle-ci traverse sans le savoir un objet spécialement fait de plume rouge appelé « teso » (au Nigéria) sur le plancher par ces parents. Ceci rend impossible l’érection ou la pénétration de tout homme jusqu’à ce que le mauvais sort soit conjuré afin que la fille ne soit violée ou consommé le coït avant le mariage. Néanmoins la mort des parents avant cette conjuration du sort était à craindre. 

 
 
 

Parmi les ingrédients contraceptifs utilisés par la magie médicale, une place importante est attribuée aux animaux stériles. On fait ainsi, avec une partie de leurs corps, des talismans. Voici quelques autres techniques utilisées : asperger de sang menstruel des amulettes que la femme porterait sur elle ; boire diverses potions composées d'extraits de plantes ; asperger les organes génitaux des deux sexes avec des onguents spéciaux. Les sorciers préparent des breuvages de stérilité qui sont le plus souvent condamnés puisqu’ils conduisent fréquemment à la mort de l'utilisatrice.

 
 
 

Quant au coït, lorsque l’homme éjacule, on conseille à la femme de retenir son souffle afin que la semence ne soit pas portée dans la cavité utérine. Sans tarder, elle doit se lever et, reposant sur les genoux, s'évertuer à éternuer; sauter plusieurs fois, courir, descendre des escaliers, même parler ou tousser ou faire une hygiène post-coïtale (toilette vaginale) consistant à se laver les cuisses et les pubis à l’eau froide, d’éponger le vagin ou laver le sperme avec différents produits chimiques afin de tuer ou d’expulser la semence évitant ainsi la fécondation.. On conseillait de même à la femme de faire des mouvements violents au cours du coït pour empêcher l’entrée du sperme dans le vagin. Ces méthodes sont qualifiées de ‘’mécanique’’ ou ‘’mouvement post-coïtaux’’.

 

 Par ailleurs, on utilisait pareillement l'avortement et l'infanticide en cas d'échec des drogues et des amulettes comme moyen de régulation des naissances. C’est ainsi qu’en Afrique, un bain très chaud est pris et une chaude fermentation appliquée à l’abdomen accompagnée par la consommation d’une grande quantité de gin local.

 
 
 

Soranos d'Éphèse
Soranos d'Éphèse décrit la pratique de l'avortement et la confection d'un tampon qui empêche l'ascension du sperme, en parlant des éponges du Levant, réputées pour leur souplesse et leurs capacités d’absorption. Ces éponges, dénommées « mignonnettes », étaient toujours utilisés au XXe siècle. De plus, Soranos proposait l’emploi de pessaires reliés à l’extérieur par une fine cordelette, des tampons de charpie servant de préservatif mécanique pour la femme. Conscient des limites du dispositif, il envisageait de doubler la barrière physique d’un dispositif chimique mélangeant gomme, miel et céruse (du carbonate de plomb).

 

Le Moyen-âge

 

Voici quelques-uns des rituels suggérés à la femme à cette époque: cracher trois fois dans la bouche d'un crapaud pour ne pas être enceinte pendant une année ; enflammer un trognon de chou et l’éteindre dans le sang des règles. Prendre de nombreuses potions ; faire une ceinture avec les poils des oreilles de mulet, animal stérile, ou boire son urine, des talismans avec ses oreilles ou ses testicules ; placer sur la vulve la fiente d’éléphant mélangée au lait de jument portée en talisman ; se laver dans la fontaine de Saint Martial ou boire l’eau de la fontaine de Saint Estelle. Mettre sur son cou la patte d'une belette femelle ; garder du blé dans la main gauche. On peut également suspendre à son cou un testicule gauche, (le droit étant fécondant), de belette coupé lorsque la lune est décroissante et laisser partir la belette vivante (pour qu'elle emporte la fécondité) et lier l'organe dans une peau de mule (animal stérile) sur laquelle on écrit une formule magique. Il est conseillé aux femmes fortunées d’appliquer des morceaux d’or dans leur cavité vaginale.

 

On conseillait aussi d’avoir des rapports dans la période la plus éloignée des règles (donc, en fait, la période d’ovulation !) pour qu’ils restent stériles : c’est la continence.

 

À l'arrivée du christianisme entre XIe et le XVe, l'Église Catholique préconisait exclusivement l'abstinence comme seul moyen de contraception. Elle est surtout prônée dans les pays du sud sous deux types à savoir l’abstinence des jeunes avant le mariage et l’abstinence périodique.

 

Les Temps Modernes

 

Avant la découverte des spermatozoïdes au 17e siècle, on croit que la totalité de l'éjaculat est nécessaire pour tomber enceinte. C’est ce qui justifie les mouvements post-coïtaux précités dans l’antiquité grec. Parfois un aspect magique est associé au procédé mécanique : les sauts doivent par exemple aller par sept ou par neuf pour être efficaces.

 
 
 

Les préservatifs masculins sont utilisés abondamment aux 16e et 17e siècles pour lutter contre les maladies vénériennes de l'époque. C'est à partir d'animaux que les premiers préservatifs sont confectionnés : peaux, membranes ou boyaux d'animaux, vessie de mouton, intestin de bœuf et décrit comme tel : « un vêtement anglais qui met l'âme en repos ». La soie est également utilisée. En Amérique du Sud, on utilise fréquemment des enveloppes végétales comme préservatif. Aux 17e et 18e siècles, les produits spermicides apparaissent. Ils sont fabriqués avec de l'eau et du vinaigre, deux ingrédients actifs qui diminuent considérablement le nombre de spermatozoïdes. Les préservatifs en caoutchouc eux, apparaissent au 19e siècle. Leur qualité resta médiocre tant que la technique du caoutchouc ne s'améliora pas.

 
 
 

En Europe au 18e siècle, les femmes s'introduisent un demi-citron qu'elles fixent près du col de l'utérus. Les douches vaginales sont populaires aussi grâce aux bains, bidets, cuvettes et seringues. Aujourd'hui, cette méthode n'est plus recommandée.

 
 
 

En 1838, l’allemand Frédérick Adolphe Wilde inventa «un moule en cire » du col de l'utérus et fabriqua une cape en caoutchouc, version moderne du diaphragme de même on développa des méthodes dites de ‘’collier’’. Nous avons par la suite des méthodes modernes sécuritaires avec la découverte des hormones ou, du moins, du principe de leur sécrétion. La suite de l’histoire de la contraception est plus proche de nous et est donc, plus connue bien que moins amusante…

 
 
 

Selon cette chronologie, il ressort que les anciens avaient de nombreux moyens, pour éviter une grossesse quand c’était nécessaire ou avoir une relation sexuelle sans que celle-ci n’entraine une grossesse. De nombreuses méthodes étaient aussi disponibles et connues. Les plus ordinaires consistaient à arrêter les relations sexuelles (post-partum ou abstinence périodique) par rapport à l’état de la femme ou à nourrir l’enfant exclusivement au sein : l’allaitement tardif (MAMA), caractérisé par l’infécondité temporaire au moment de l’allaitement maternel. Cette méthode se fonde sur l’effet physiologique de la succion pour supprimer l’ovulation. Pour utiliser l’allaitement maternel en tant que méthode contraceptive efficace, la mère doit nourrir le bébé du lait maternel (allaitement complet) ou, au moins, l’allaiter quasi totalement. En outre, l’enfant ne doit pas avoir plus de 6 six mois et la mère ne doit pas encore avoir eu le retour de couches. Elle a surtout contribué à espacer les naissances car on croyait que le coït consommé pendant l’allaitement peut contaminer le lait de la femme.

 
 
 

Dans certaines régions, quand la première fille d’une femme à un enfant, on dit à celle-ci : « Maman, ta première fille a commencé à enfanter. Maintenant toi, tu ne dois plus faire de nouveaux enfants ».

 
 
 

La polygamie fut aussi adoptée comme moyen et permettait à la jeune mère de s’abstenir du coït puisqu’elle peut être isolée de son mari.

 
 
 

En outre, les femmes utilisaient des produits relevant de la pharmacopée traditionnelle. En effet, elles écrasaient les racines en poudre de l’arbre N’Gawame qu’elles prenaient chaque jour avec de l’eau chaude pour ne pas être enceinte. Elles utilisaient aussi un mélange de miel, de piment, de Tamarin et d’eau : alcools des marabouts ou le « konkorobadji » généralement pris lors des cérémonies mortuaires. A cette occasion, on accorde une liberté sexuelle temporaire (sept jours) afin de pouvoir choisir tous les amants qu’elles désirent. Le « konkorobadji » annulerait alors les risques de grossesse. Certaines scarifications dans le dos, sur le ventre et sur les seins auraient une vertu contraceptive. Les vieilles femmes mettaient dans ces coupures des poudres à effet contraceptif à base de plantes et enseignaient des paroles qui permettront de rendre stérile toute union sexuelle. Ailleurs, les femmes portaient des bagues faites d’argent, de zinc ou de cuivre, des chapelets, des amulettes des reins, des pendentifs et des bracelets faits à partir de la peau du léopard (car le léopard est considéré comme un animal très dangereux et pourvoyeur d’effets naturels renvoyant toute grossesse) ou à partir des peaux de serpents, car pense-t-on que le serpent ne revient plus jamais là ou il est mû, d’où le fait qu’un enfant ne visitera jamais la maison où il n’est pas la bienvenue. Ces objets sont trempés dans un liquide secret préparé par le féticheur et très souvent des vieilles femmes.

 
 
 

Elles prenaient aussi de l’eau salée ou connaissaient une poudre faite avec des racines qu’elles mettaient dans le vagin : des spermicides donc (au Nigéria) ou encore prenaient un peu de la poussière retrouvée dans la cuisine. Les jeunes filles  absorbaient des Nivaquines (quatre à cinq) avant l’union sexuelle prétendant être stérile ; de même que le « didlo » ou hydromel, le « moridlo » pris en excès pourvois des propriétés contraceptives.

 
 
 

La multiplicité des contraceptifs oraux à base des plantes et des racines peut être expliquée par la très grande variété des espèces végétales (l’OMS dénombre plus de 500). Les plus connues sont : le tephrosier vegeû, tamarindus indica, le bridelia murata.

 
 
 

Tephrosier vegeû : plante appartenant à la famille des Perpilionacées s’utilise par les femmes désireuses d’éviter les grossesses. L’écorce de la racine doit être séché et réduite en poudre puis pris en deux pincées chaque jour dans un peu d’eau chaude.

 
 
 
 
 

Tamarindus indica, Tamaranier en français, cette plante appartient à la famille des Ceasal Punaciées, l’infusion de son fruit serait un contraceptif et conseillée à la femme d’en boire en grande quantité avant les relations sexuelles.

 

Bridelia murataest une plante appartenant à la famille des Euphorbiacées et dont les feuilles séchées et réduites en poudre sont consommé par la femme dans l’eau ou dans la sauce de la bouillie est réputée empêcher la conception.

 
 
 

La papaye s’utilisait aussi régulièrement (en Asie) par la femme comme un moyen efficace d’espacement des naissances à cause des propriétés contraceptives de ce fruit.

 

La papaye

 

A coté des plantes, il y avait d’autres méthodes, « qui agissent sur l’esprit », des méthodes originales qui provenaient de divers milieux (de la religion, de la magie). Il s’agit des méthodes magiques. En effet, la magie restera importante et prédominante dans les pratiques contraceptives, essentiellement sous forme de talisman. Il y a d’abord les sorciers, ceux qui utilisent non les ” vertus occultes ” des éléments naturels.
Dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les sorciers préparaient des breuvages de stérilité.

 
 
 

Il y avait des superstitions populaires, où l’on peut parfois reconnaître la lointaine descendance du paganisme. Les femmes qui veulent empêcher la conception et l’accouchement se livrent à toutes sortes de sortilèges. Par exemple elles s’assoient ou se couchent sur des doigts prélevés d’un cadavre, croyant se libérer de la conception pour un nombre d’années égal au nombre de doigts. Une pratique élémentaire, liée aux multiples croyances sur le pouvoir des doigts, qui peuvent selon les gestes jeter ou délier des sorts.

 
 
 

Un procédé rappelle l’ancien culte des arbres. La femme doit récolter ses fleurs (les menstrues) en lui disant : toi, porte pour moi l’enfant, moi, je fleurirai pour toi. Symboliquement, il s’agit de détruire les fleurs pour ne pas porter le fruit. Les règles (les menstruations), dans le même but, pourront être jetées au loin, données à manger à un porcelet, à un chien ou à un poisson.

 
 
 

Pour ne pas concevoir pendant un an, on pouvait cracher trois fois dans la bouche d’une grenouille ou lier à une racine de marjolaine l’œil d’un cerf qui louche et l’arroser, le soir venu, de l’urine d’un taureau roux.

 

Une toile d’araignée épaisse
D’autres procédées existaient aussi dans les traditions africaines surtout. Il s’agit par exemple du Tafo : une cordelette de fil de coton variant selon la taille du bassin de la femme, et portant des nœuds sur chacun desquels est lié une parole que récite le guérisseur. Une fois terminée, il est testé sur une poule pondeuse. Si celle-ci s’arrête de pondre, le Tafo est remis à la femme qui l’enroule autour de son corps au début des règles. Le N’Talenfura (toile d’araignée) ressemblant beaucoup aux techniques modernes du diaphragmes ou du cape cervicale car la femme le place au fond du vagin. C’est une toile d’araignée très étanche que l’on retrouve dans les vielles maisons. Il ne s’emploi que pour une relation sexuelle.

 
 
 

Dans certaines ethnies Bakongo, une femme voyant qu’elle a mis au monde beaucoup d’enfants se voue à son oncle maternel pour la ‘’fermeture de son ventre’’. Celui-ci, avec la permission des autres membres de la famille, parle sur sa nièce et demande aux ancêtres de ne plus lui envoyer d’enfants.

 

 D’autres recettes ont également été utilisées telles que :

 

• Celle du testicule de belette
Venue de la magie orientale à l’époque impériale, et que l’on rencontre dans des livres de médecine du XVIe au XIXe. La recette est imprégnée d’astrologie et de magie sympathique.

 

Une belette
Le testicule doit être coupé lorsque la lune est décroissante, il ne faut conserver que le gauche (le droit étant fécondant), laisser partir la belette vivante (pour qu’elle emporte la fécondité), lier l’organe dans une peau de mule (animal stérile) sur laquelle on aura écrit une formule magique.

 
 
 

• Aussi, l’eau dans laquelle le forgeron trempe le fer porté au rouge constitue une boisson contraceptive.

 


• Ainsi que le trognon de chou enflammé et éteint dans le sang menstruel.

 


• Et les graines de muscade plongées dans les menstrues, lavées et bues dans du vin.

 
 
 
 
 

Il ressort donc que la fécondité ne regarde pas seulement, le fonctionnement des organes génitaux, mais toute la vie. Les paroles en particulier, ont une grande force, dans ce domaine. Qu’elles soient de bénédiction ou de malédiction. En effet, les cultes vodous officialisaient la valeur du sexe en acceptant qu’un vodou dénommé « Lègba », menu d’un énorme phallus, soit le gardien de la fécondité de l’homme et de la femme. Cette divinité est capable de plusieurs miracles en faveur d’hommes impuissants et de femmes stériles et désireuses d’enfants.

 
 
 

Les croyances physiologiques, quant à eux, se basaient sur les conditions et le déroulement des rapports sexuels ou l’administration d’un aphrodisiaque pour planifier les naissances. En effet, elles s’appuyaient sur la venue des orgasmes, l’intensité du plaisir et son contrôle. On disait aussi qu’une femme qui a des relations sexuelles avec plusieurs hommes différents, dans un laps de temps, est réputée ne pas pouvoir concevoir. « Le lait du chien avec le lait de chèvre et le lait de vache ne caille pas. » : disait-on.

 
 
 

Evoquons aussi que les anciens ont aussi recherché la bonne méthode à travers :

 

Le coït intercrural : un des moyens les plus simples et les plus sûrs d’éviter la grossesse, c’est une pratique sexuelle au cours de laquelle la stimulation sexuelle masculine est obtenue en enserrant le lingam entre les cuisses de son ou de sa partenaire, simulant une pénétration vaginale.

 

Le lingam

 

Le coït interrompu : une pratique sexuelle qui consiste à retirer entièrement son pénis du vagin de la femme avant d’éjaculer (interruption du coït vaginal) dans le but d'éviter la fécondation. Cette méthode mérite bien le nominatif de contraception la plus ancienne. On la retrouve même dans la bible dans le verset 38 de la genèse (Onan a utilisé le coït interrompu pour ne pas féconder Thamar).

 
 
 

L’Etreinte réservée, utilisé, au Moyen Âge, est un coït interrompu sans éjaculation, populairement appelé « coup sec », qui constitue la forme la plus raffinée de l'érotisme oriental et qui, en Occident, longtemps été prônée par les familles chrétiennes malthusiennes.

 
 
 

II-       Avantages et inconvénients des méthodes contraceptives de type traditionnel

 

Ces méthodes apparaissent très obsolètes et désuètes. On s’attend donc à des inconvénients de tous ordres. Néanmoins elles présentent des avantages à coté des importunités évidentes.

 

A-  Avantages

 

L’abstinence sexuelle prolongée en période d’allaitement est perçue comme une pratique honorable et dont on parle correctement. De surcroit, elle sauvegarde l’intégrité de la santé maternelle et infantile. Diminue donc chez l’enfant les risques diarrhéiques ou de maladies infectieuses, lui apporte les éléments nutritifs essentiels, le protège immunologiquement et renforce les liens affectifs. Au niveau de la mère elle procure une évolution utérine rapide, augmente la quantité de lait et assure la contraception et l’espacement des naissances

 
 
 
 
 
 
 

Le coït interrompu constitue un contraceptif universellement disponible, gratuit, parfaitement naturel et ne requiert aucune préparation ni dispositifs extérieurs.

 

Les risques de conception sont minimisés à la pratique du coït inter fémoral, pas de MST ni IST.

 

La cordelette au pouvoir magique quant à elle ne coûte pas très chère, il est de même que les contraceptifs oraux.

 

La toile d’araignée ne nécessite ni traitement médical ni consultation et n’occasionne aucune contrainte naturelle.

 

La papaye comme spermicide est très efficace à facile à utiliser.

 
 
 
B- Inconvénient
 

Comme on pouvait s’attendre sous une optique moderne, les méthodes contraceptives de type traditionnel ont d’énormes importunités. En effet, les moyens ordinaires étant fondés sur le recul de l’homme par rapport à l’état de la femme, hypothèque la vie de couple. L’homme est tenté d’aller ailleurs.

 
 
 

L’efficacité de l’allaitement uniquement au sein est temporaire et cette pratique affaiblit l’enfant et l’expose aux maladies.

 
 
 

Les contraceptifs oraux sont des produits abortifs très dangereux pouvant entrainer l’intoxication et la mort.

 
 
 

L’abus de Nivaquine en ce sens est destructif, les conséquences de tentatifs d’avortement sont parfois mortelles. De même, les breuvages préparés par les sorciers aux premiers siècles de l’ère chrétienne conduisaient fréquemment à la mort de l’utilisatrice. Les femmes qui s’y adonnaient appartiennent au monde de vodou dans ce qu’ils ont de maléfique.

 
 
 

Evoquons que l’usage de ces contraceptifs n’a pas un caractère systématique car ils sont utilisés pour parer à des dangers occasionnels et non pas comme moyen principal d’espacement des naissances. Ainsi, une femme pensera à recourir au Tafo ou d’autres contraceptifs traditionnels si son mari ne respecte pas la période normale du MAMA. De même, ces méthodes servaient à assouvir les envies perfides des coépouses dans les couples polygames.

 
 
 

Quant au coït interrompu, une variante de l’abstinence, il est dangereux et constitue de ce fait une méthode contraceptive à risque et contraignant. En effet, il frustre les deux partenaires : elle les sépare brutalement au moment le plus intense du rapport sexuel, donc elle est difficile à maîtriser. Il est aussi inefficace si les rapports sont rapprochés car des spermatozoïdes peuvent rester dans l’urètre. En outre, cette pratique n'est pas obligatoirement suivie d'une éjaculation masculine. Dans ce cas, la rétention de liquide séminal et prostatique après une stimulation intense liée au rapport entraine des maux de ventre (des maux testiculaires sont également possibles). L'utilisation à long terme et à forte fréquence de cette technique peut avoir un effet sur le dérèglement de la fonction prostatique. Il tue souvent, mais fréquemment pratiqué. Si l’on en croit Fernand Braudel, il fut à l’origine d’une réduction très significative de la taille des familles françaises dès le 18ème siècle. Elle inclut aussi une faible efficacité contraceptive. En effet, le liquide pré-éjaculatoire que produit l'homme est du liquide séminal et contient déjà des spermatozoïdes. C’est pourquoi on enregistre dans la pratique jusqu’à 25 % d’échec. cette augmentation est liée à la difficulté de mise en œuvre de la pratique. Par ailleurs beaucoup d’hommes n’aiment pas interrompre leur acte. Car autrefois, l’interruption signifiait pour eux « une infériorité vis-à-vis de la femme ». Pour cette dernière cela paraît désagréable parce que le sperme de l’homme qui inonde ses cuisses « est sale ». Enfin, alléguons qu’elle ne protège pas des infections sexuellement transmissibles, même si la réduction du volume de liquide échangé réduit les risques de transmission.

 

 
Le coït inter-fémoral peut entrainer de frustration car la femme n’y tire aucune plaisir.

 

 
Le Tafo peut avoir un certain effet chez les femmes aisément suggestibles. Il entraine aussi des infections à cause de son introduction régulière dans le vagin.

 
 
 

L'étreinte réservée quant à elle, a suscité des polémiques du point de vue catholique avec le Pape Pie XII car les prêtes se sont advenus. Les désavantages sur la santé sont quasiment analogues aux prémices de ceux du coït interrompu.

 
 
 
CONCLUSION
 

Certaines des méthodes citées peuvent paraître étonnantes ou faire rire, car aujourd'hui il n'y a rien de plus facile que de se procurer un moyen contraceptif. Cependant, des femmes et des familles ont bel et bien dû passer par ces combines pour essayer de contrôler la procréation. La quantité de moyens utilisés sont fort compliqués, voire dangereux. En effet, ils pratiquaient des méthodes où prédominaient la magie, régies par les croyances, les gris-gris. Des méthodes basées sur la pharmacopée, l’utilisation des plantes et des potions. Ils avaient aussi une diversité de méthodes mécaniques, le coït interrompu par exemple.

 

 
Ces
méthodes inventoriées ont pour dénominateurs communs les infections, les intoxications conduisant à la mort. Sans pécher par inadvertance, nous pouvons alléguer que ces contraceptifs visaient surtout à sauvegarder la santé de la famille, en particulier celle de la mère et de l’enfant et l’harmonie dans les couples puis à accorder une liberté à la gente féminine.

 

Ces avantages étant infime comparativement aux importunités, le recours aux méthodes de contraception plus efficaces et moins contraignantes s’avère donc indispensable suite à la découverte des hormones ou, du moins, du principe de leur sécrétion.



Sources :
 
Bibliographie
 

 Une sexualité libérée, Pour s’aimer dans la joie et la liberté la régulation des naissances, Armel Duteil, Simone Sarazin... ; CIM Paris France

 

 
Banque de données de l'Université Laval ; Farrah Bissamby,

* Et autres... [ABPF]

 
 
Internet
 
 
*http://forum-lovahmane.com/lovahblog/category/contraception
 

*      http://fr.wikipedia.org/wiki/Halte_%C3%A0_la_croissance_%3F#cite_note-5

 

*      http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_Mondiale_de_la_Sant%C3%A9

 

*      http://forum-lovahmane.com/lovahblog/blonde-ou-rousse-la-course-au-monopole-du-sexe.htm

 
 
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